15 mars 2018

Cockpit du futur : et si la voiture autonome, c’était pour demain ?

Premier projet pour Pierre, jeune diplômé de l’ENSAM, qui a rejoint en février 2017 l’équipementier automobile français Faurecia afin de développer le « cockpit du futur ». Un habitacle nouvelle génération qui équipera l’intérieur des véhicules 100% autonomes à l’horizon 2022.

Des sièges automobiles amenés à évoluer avec l’arrivée des véhicules autonomes

Le siège automobile est amené à fortement évoluer avec l’arrivée des véhicules autonomes, ce qui appelle à développer de nouvelles fonctionnalités de confort et de bien-être à bord. Actuellement plutôt orienté sécurité dans sa conception, il faut désormais y intégrer de nouvelles technologies ainsi que des matériaux inédits.

Le projet auquel j’ai contribué se concentre sur l’appui-tête du siège. Très peu ergonomique, l’appui-tête est aujourd’hui purement un élément de sécurité. Dans la voiture autonome de demain, le passager doit pouvoir se relaxer dans son fauteuil, voire même y dormir en roulant. Il faut donc repenser totalement cette partie du siège pour en améliorer significativement le confort en trouvant des compromis entre solutions techniques, confort, design et réglementations. Il est d’ailleurs difficile d’anticiper l’évolution de ces dernières dans un contexte de véhicule autonome. La transition sera progressive, les grands constructeurs avancent sur le sujet mais les technologies restent perfectibles et les législations mettront du temps à évoluer.

La création d’un nouveau produit: un réel challenge

Pour mon entrée dans la vie professionnelle, j’ai démarré en tant qu’Ingénieur Conception. En binôme avec un chef de projet, je participais aux réunions techniques avec les experts du siège pour ensuite dessiner les solutions retenues sous le logiciel de CAO (Catia). Les mécanismes sont dessinés à partir de volumes, tandis que les aspects de style ou de confort obligent à travailler à partir de surfaces. Enfin, je gérais également la maquette numérique et j’ai supervisé la réalisation de plusieurs prototypes physiques liés au projet.

Les débuts n’ont pas été faciles car le projet a mis du temps à se mettre en place. Mais partir de zéro pour créer un produit nouveau, le dessiner, fabriquer des maquettes, tout en composant avec les différentes contraintes, et pouvoir au final le toucher… cela a vraiment été génial.  Même si le projet de départ pouvait laisser perplexe : « Tu vas dessiner un appui-tête », le travail s’est avéré être vraiment passionnant et c’est pour cette raison là que je suis devenu Ingénieur. 

Pierre B.

Ingénieur Conception