Gérer le stockage des déchets radioactifs

François, ingénieur en planification, nous raconte son projet.

La production d’électricité d’origine nucléaire génère des déchets radioactifs. Les plus dangereux d’entre eux ne peuvent pas être stockés en surface ou à faible profondeur en raison de leur niveau de radioactivité élevé. François, Ingénieur en planification, travaille depuis un an sur la phase APD (études d'avant-projet définitif) d’un nouveau centre de stockage réversible profond destiné à accueillir des déchets issus du traitement du combustible nucléaire usé.

Un projet en phase de conception industrielle

Je travaille actuellement sur la réalisation de la phase APD de ce centre d’enfouissement de déchets nucléaires. Pour des raisons géologiques, il a été opté techniquement d’enfouir les déchets dans une couche géologique homogène, très stable et imperméable aux radionucléides et à l’eau. Depuis 20 ans, cette couche géologique est étudiée et testée par un laboratoire. Elle se situe à 500 mètres de profondeur. Pour déplacer des déchets nucléaires radioactifs de la réception au stockage dans des conditions sûres pour les opérateurs humains, certaines parties seront entièrement automatisées sans présence humaine.

Le projet est actuellement en phase de conception industrielle. Les grands enjeux sont à l’heure actuelle la validation technique et politique, la poursuite, la construction et l’exploitation de ce projet. Les travaux pourraient commencer en 2021 pour une ouverture en phase pilote du centre en 2025, et un accueil des premiers déchets vers 2030.

Une solution de stockage réversible

Les déchets concernés par le projet CIGEO sont déjà majoritairement produits ou correspondent au parc nucléaire français actuel en exploitation. Le rôle de ce projet n’est donc pas d’être un prétexte pour une création d’un nouveau parc nucléaire mais une solution de stockage de déchets déjà existants.

Des technologies de traitement plus efficaces pouvant voir le jour, le stockage doit être réversible. Autrement dit, pendant toute la durée d’exploitation (environ 100 ans), il doit être possible de retirer les déchets et de les récupérer afin de les traiter différemment.

Expertise en maîtrise d’œuvre

Par sa taille, sa diversité et les champs de compétences qu’il mobilise, ce projet est passionnant. Au vu de sa dimension, ce dernier a été découpé en plusieurs compétences différentes, d’où la présence de plusieurs maîtrises d’œuvre sous-système, chapeautées par une maîtrise d’œuvre système. Dans ce contexte-là, je m’occupe du planning de l’une des maîtrises d’œuvre sous-système et produis les documents planning contractuellement prévus. Mon périmètre a récemment été élargi puisque j’ai aussi pris un rôle « système ». C’est-à-dire que je supervise à présent les productions d’autres sous-système en relation avec le premier.