Devenir ingénieur d’affaires après une école d’ingénieurs : « Mon bagage technique me permet de comprendre rapidement un environnement inconnu »

La minute RH
•  Publié le
Thursday
29
October
2026

Peu connu des ingénieurs, le métier d’ingénieur d’affaires est souvent réduit à sa seule dimension commerciale, et beaucoup redoutent d’y laisser de côté les compétences techniques acquises au fil de leurs études. Roméo Courrée-Morisset ignorait lui aussi presque tout de cette fonction, comme ses camarades de promotion, quand il a répondu à une offre d’agap2 en fin d’études à l’IMT Mines Albi, après un parcours résolument technique. « Quand j’ai postulé, je ne savais pas ce que le poste incluait réellement. Ce sont surtout les échanges du processus de recrutement qui m’en ont fait comprendre les rouages », explique-t-il.

Recruter, développer un portefeuille clients, accompagner une équipe d’experts… Ces responsabilités paraissaient éloignées de sa formation d’ingénieur, qui allait pourtant être mise à contribution chaque jour. Arrivé en février en stage de fin d’études à l’agence toulousaine de cet acteur européen du conseil en ingénierie et des services du numérique, il y a signé un CDI six mois plus tard. Il partage aujourd’hui son temps entre les lignes de production, les neuf collaborateurs qu’il accompagne en projet et de nombreux échanges techniques au cœur de l’industrie.

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« Face aux candidats comme aux partenaires, je me dois d’être technique »

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Piloter son activité en entrepreneur, avec ses objectifs et son plan de développement, voilà ce qui définit le métier d’ingénieur d’affaires, qui repose sur trois grands volets. Le premier consiste à rencontrer les candidats et à évaluer leurs compétences techniques. « Je réalise des entretiens pour des contrats en CDI d’ingénieurs et de techniciens qui interviennent sur les projets de nos clients. Les candidats peuvent sortir d’école comme avoir trente ans d’expérience. Comprendre leur environnement technique est essentiel pour être crédible face...

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